Les questionnements existentiels et identitaires font partie de la vie, surtout à mon âge, où rien n’est certain et tout à prouver. Comme je suis une femme noire, la question des cheveux est primordiale dans ma quête identitaire. Au cas où vous ne le sauriez pas, nous, les « femmes de couleur », vivons plus souvent une relation conflictuelle qu’harmonieuse avec nos cheveux naturels. Il nous semble qu’avoir les cheveux crépus demande beaucoup de soins, de patience, et je dirais, de résistance à la douleur. Mais s’il faut souffrir pour être belle, nous les Noires, nous nous faisons vraiment trop souffrir.

Je ne connais pas grand-chose à l’entretien du cheveu crépu, que je possède pourtant de naissance: depuis que j’ai douze ans, je me défrise toutes les 6 à 10 semaines, par ce que certaines appellent le « creamy crack », produit chimique hyper nocif pour la peau. Récemment encore, pour faire changement, j’ai tenté l’expérience des tresses, que j’ai beaucoup appréciée. Et depuis quelques temps, je pense à « retourner au naturel »…chose qui m’est vite déconseillée par les membres bien-pensants de ma famille. Porter le cheveu crépu crépu, ça ne se fait pas.


MAIS QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE, RETOURNER AU NATUREL?

J’ai défrisé mes cheveux pour la dernière fois en décembre 2009. En attendant de me décider pour de bon, ma résolution pour la nouvelle année a été de ne plus mettre de permanente dans mes cheveux. Je ne sais pas si je suis la seule à le constater, mais j’ai l’impression qu’au Québec, je n’ai pas beaucoup d’informations ni de choix sur quoi faire de mes cheveux. Oui, il existe des salons, oui il y a des produits, mais je n’ai jamais, pour ma part, compris comment étaient faits mes cheveux et ce qu’il leur faut comme soin idéal. Certainement pas une avalanche de produits chimiques, ni des tresses et extensions à répétition. La vérité, c’est que nous n’avons pas été éduquées pour accorder un minimum de soins à nos cheveux naturellement crépus. Je crois qu’ils font peur à beaucoup d’entre nous.

Je crée ce blog afin d’avoir un genre de journal des informations que j’aurai ramassées ça et là, des conseils et suggestions que j’aurai à donner ou qu’on m’aura faits. De plus, je voudrais aussi aborder la question de l’identité des femmes noires, surtout celles qui vivent en Amérique du Nord, plus particulièrement au Canada et au Québec, parce que si l’équivalent existe en France et aux États-Unis, ici, c’est assez rare!

Je suis ouverte à tous commentaires, suggestions, bonnes adresses au Québec et au Canada, expériences, bref tout ce qui est pertinent pour nourrir ce blog!

Bonne lecture!
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