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Je ne suis pas du genre à passer huit heures en une journée à m’occuper de ma tête. Hé, je ne suis pas payée pour ça! Mais depuis que je suis naturelle, j’ai appris ma leçon. Une permanente (défrisage) tous les deux mois, un lavage par semaine suivi d’un séchage au séchoir à main et d’un lissage au fer chaud ne SONT PAS des soins capillaires. Ma mère me disait de mettre un peu de « graisse » et « d’huile » sur mes cheveux car mon cuir chevelu était sec. Eh bien, même si par cela elle voulait dire de mettre la lotion Pink ou de la vaseline, elle n’avait pas tout à fait tort.

Grâce aux soins que je procure à mes cheveux désormais, je sais que les huiles naturelles sont bénéfiques pour mes cheveux. Je sais que les masques hydratent et nourrissent ma tête. Je sais qu’avec l’huile de ricin je peux avoir des cheveux vigoureux, que l’huile d’amande douce adoucit mes cheveux et soulage mon cuir chevelu des irritations. Je connais les propriétés de l’avocat, du ghassoul, du beurre de karité. Honnêtement, je ne peux pas vous dire si je fais TROP de soins capillaires, mais je sais qu’une chose a changé depuis que j’en fais: le savoir et les connaissances que j’ai acquis. Maintenant je sais des tas de choses, que j’ai apprises en furetant un peu partout et aussi, en expérimentant. Je crois sincèrement que le savoir est la clé et une façon de progresser. Qu’on aie les cheveux naturels ou défrisés, le savoir est certainement la meilleure façon de s’en sortir. Et si jamais je fais trop de soins capillaires, je le saurai éventuellement, de la même manière dont je me suis rendue compte que je n’en faisais pas du tout.
Une autre chose que les soins capillaires (naturels) m’ont apporté, c’est la conscience qu’il ne fallait pas que je me limite seulement à ma tête en matière de soins. Le reste de mon corps est aussi important. Si je n’utilise plus de shampoings avec des sulfates, pourquoi utiliserais-je un gel de douche qui en est rempli? Si j’évite les produits pétrochimiques dans les crèmes capillaires, pourquoi est-ce que je m’en étalerais partout sur les bras et les jambes, et même sur le visage? Je ne suis pas en train de dire que j’ai totalement changé mes habitudes, ou que maintenant j’achète uniquement bio, nature, « grano » quoi. Je ne me voile pas la face: je ne suis pas assez riche pour ça. Et non, je n’ai pas le temps de faire mille masques pour visage, des gommages, l’exfoliation, et tout le tintouin. Mais maintenant je me rends compte qu’il y a d’autres façons de traiter mon visage que d’utiliser le premier gel anti-acné que je trouve à la pharmacie (et qui ne fonctionne d’ailleurs jamais pour moi). Je m’aperçois que remplacer mes crèmes faciales soi-disant hydratantes aux ingrédients imprononçables par du gel d’aloès est deux fois plus efficace. Donc. Équation simple.
Pour répondre à la question, je trouve que oui, parfois quand on découvre un nouveau mode de soins et qu’on le trouve génial, on a tendance à vouloir tout essayer, tout acheter, tout faire. Mais la clé se trouve dans la simplicité. En changeant sa routine et en adoptant quelques habitudes simples, on parvient à trouver son équilibre. Oui, essayer beaucoup de choses peut permettre de savoir ce qui fonctionne pour nous et ce qu’il faut éviter. Mais les périodes d’essai ne doivent pas s’étirer à des années. Et les soins ne doivent pas commencer à prendre toute la place, même si on n’y prend plaisir. Comme on dit en bon québécois, « trop, c’est comme pas assez »…
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