»Je n’ai plus 26 ans, et mes cheveux non plus », ou comme l’auteure de cet article-ci l’a formulé, I’m not 26 and neither is my hair… (si vous êtes à l’aise en anglais, allez le lire!) Je me permets de traduire librement quelques propos et de m’inspirer de ce billet que je trouve à point. 
Vous êtes quelques unes à m’écrire pour me dire que vos cheveux stagnent niveau longueur, que vos cheveux sont fins, malgré bien des soins. Cependant, avez vous considéré le fait qu’après des années d’abus avec un produit chimique extrêmement nocif, vos cheveux trouvent toujours le moyen de pousser? Comme le dit Sabrina Perkins, l’auteure de l’article et blogueuse (voir son blog ici), on a passé des années, voire des décennies à laisser pénétrer le défrisant dans les follicules de nos cheveux, en plus d’utiliser toutes sortes de méthodes pour les lisser, comme le sèche-cheveu ou le lisseur, à mettre extensions sur extensions, et pourtant, heureusement, la plupart d’entre nous n’ont pas fini complètement chauves.
Via Pinterest
J’ai moi-même utilisé le défrisant pendant huit ans, à partir de l’âge de 12 ans. Bien sûr, j’ai coupé les cheveux défrisés et techniquement ce ne sont pas ces cheveux-là que je porte sur la tête en ce moment, mais plutôt des cheveux  »vierges ». Mais je me souviens que dans les premiers mois après mon Big Chop, il y avait encore quelques cheveux qui poussaient droit sur ma tête…Ça vous montre à quel point le produit avait bien pénétré mon système. 
J’ai maintenant une belle chevelure avec ma texture naturelle et je suis fière de ce que j’arrive à faire avec mon nuage crépu. Malheureusement, je ne saurai jamais si mes cheveux auraient été plus beaux, plus longs, plus touffus, si je n’avais jamais mis le défrisant. On ne peut pas remonter le temps! Mais c’est tout un travail de faire disparaître, en quelques années, près de 10 ans d’une habitude nocive et un total manque de soins capillaires.
Comme le dit encore Sabrina, pour celles qui sont plus âgées et qui ont passé 10, 20, 30 ans avec le défrisant, il est pernicieux de se comparer avec les modèles capillaires jeunes qu’on voit de nos jours. Leurs cheveux poussent rapidement et sont denses et beaux, c’est vrai. Mais quand on a atteint un certain âge, qu’on a passé des années à abîmer ses cheveux et à vivre toutes sortes de changements hormonaux, on ne peut penser que du jour au lendemain on obtiendra la chevelure de Naptural85 ou de Brownskin2601. Certaines y arrivent, certaines n’y arrivent pas: nous sommes toutes différentes!
Photo: Vissastudio.com
Je pense que ce qu’il faut tirer de cet article, ce n’est pas qu’il faut baisser les bras et se dire que nos cheveux sont horribles de toute façon, et être envieuses d’un certain type de boucles ou de volume, mais de prendre en compte le fait qu’on a tous des vécus et des contextes différents, des génétiques différentes, et que oui, ça influence la façon dont nos cheveux ont l’air, qu’on ait 22 ans, 36 ans ou 53 ans. Il ne faut pas envier les autres et se décourager si on n’obtient pas leur résultat. Il faut aussi s’émerveiller de nos propres cheveux, de leur vitalité compte tenu du fait qu’on les a plus souvent qu’autrement maltraité. Et surtout apprendre à les connaître, à les maintenir en santé, et apprécier et travailler avec leur qualités, parce que c’est toujours possible d’arriver à des beaux résultats avec ce qu’on a pour soi. 
Photo Greg Prosper
Pour la majorité d’entre nous, certaines mauvaises habitudes capillaires, comme le défrisage, étaient causées par l’ignorance, la pression sociale ou familiale, etc. Et ça, c’est frustrant. Mais ne je pense pas qu’il faille être amer. On apprend à progresser vers quelque chose de mieux et surtout, on ouvre un peu la voie pour la prochaine génération afin qu’elle ne fasse pas les mêmes erreurs qu’on a commises. En somme, je n’ai pas encore 26 ans, mais quand je les aurai, j’espère que mes cheveux seront comme ils sont censés être: en santé.
Votre opinion, mesdames?
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