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Voici donc le résumé de ma deuxième semaine au Pérou. Une semaine épuisante, faite de randonnées dans des canyons et sur des îles, à des altitudes incroyables. Mais même si l’expérience était exténuante et loin d’être telle que je l’avais imaginée au départ, je ne regrette absolument rien, car le jeu en valait la chandelle. Les paysages étaient tout simplement splendides!
CRUZ DEL CONDOR
J’avais prévu faire un trek de 3 jours et 2 nuits dans le Canyon du Colca. Notez que JAMAIS je ne fais de randonnées, de treks, d’escalade et autres expéditions du genre. J’ai voulu tenter l’expérience, croyant qu’il s’agirait de randonnées exigeantes, mais quand même «faciles» à comparer à d’autres expéditions offertes au Pérou. Oh, comme j’avais tort… Mais commençons par le début.

La compagnie touristique est venue me chercher à l’hôtel à 3h du matin. Après plusieurs heures de routes sinueuses dans la montagne et le canyon, nous sommes arrivés à un point d’observation où l’on pouvait admirer des condors, l’un des plus grands oiseaux volants (plus de 3m d’envergure). Ces oiseaux sont tout simplement majestueux, planant au dessus des profondeurs verdoyantes du canyon, mitraillés par les flashes des touristes. J’ai pu en voir plusieurs voler seuls ou deux par deux, tournoyant parfois au-dessus de nos têtes. La vue était à couper le souffle!

TREK
Et maintenant le trek! Le premier jour du trek consistait en une descente d’environ 4h, à partir d’un village appelé Cabanaconde. Sous un soleil brulant, sans aucun vent, j’ai descendu le flanc de la montagne. D’un côté, le vide total, de l’autre, un flanc rocheux où les risques d’éboulement étaient assez visibles sur le minuscule sentier… Je n’aurais jamais cru que le chemin était si dangereux! Pour une première expérience, c’était vraiment un baptême extrême. Impossible de regarder en arrière de soi sans s’arrêter complètement, il fallait regarder chaque pas avec une grande attention. 

Heureusement, le gentil guide m’a prêté ses bâtons de marche, car la novice que je suis risquait de tomber à chaque pas. À mon arrivée au bas de cette montagne, mon épuisement était total…, mais il fallait encore marcher une bonne heure pour arriver au petit village de San Juan, où l’on passerait la nuit.

Le village en question était très modeste. Nos chambres avaient pour tout moyen d’éclairage un petit bout de chandelle et les douches étaient glaciales (je vous signale qu’il fait environ 15 degrés dès 16h…). À la bonne heure! J’ai dévoré mon souper et je suis allée me coucher dès que possible. Le lendemain, on avait encore beaucoup de chemin à faire.
Le deuxième jour du trek était sommes toutes plus facile. Pas de descente vertigineuse. Un peu de montée, un peu de plat, des paysages fantastiques. Après 3h de marche relativement «aisée», nous sommes arrivés à une petite oasis perdue au milieu de ce canyon, Sangalle. Une belle piscine nous invitait à la détente. Malheureusement, l’eau était glaciale… Tant pis, j’ai fait la sieste. Durant ces trois jours, après les randonnées, il n’y avait pas grand chose à faire: nous arrivions dans des lieux rustiques sans grand divertissement. De toute façon, nous étions trop épuisés pour penser à autre chose que dormir! Il y avait aussi la Coupe du monde… lorsque le courant fonctionnait.

Le troisième jour du trek était très, très intense…Réveil à 4h du matin, départ à 5h pour une remontée  très raide, d’environ 3h, dans le noir total au début. Imaginez-vous grimper sur des sentiers rocheux, étroits, faits «d’escaliers» de pierres tout à fait inégales, car elles datent de l’époque des Incas, muni seulement de votre petite lampe de poche. Tout ça, avant le petit-déjeuner. Quelle aventure! Les plus rapides du groupe sont arrivés en moins de 2h, et moi, la bonne dernière, en un peu moins de 3h. Une chance que le guide me rassurait et me disait de prendre mon temps, parce que je me trouvais archi-nulle! Mon excuse? Étant très petite, je devais faire trois pas là où les grandes gazelles de notre groupe grimpaient en un pas. L’essentiel est que j’ai réussi, pas vrai? Et sans mule! 
Je dois avouer que pendant les trois jours, je me demandais ce qui m’avait pris de vouloir faire ce trek, mais après coup, je suis très fière et je me dis que je devrais faire ça plus souvent. Surtout avec des paysages aussi fabuleux! C’est sans oublier que tous les habitants de cette région font cette route plusieurs fois par semaine, sans les bonnes chaussures de marche que j’avais. Même les enfants doivent monter et descendre les montagnes rocheuses pour se rendre à l’école. Ce qui ne nous tue pas!
Voici une petite idée du chemin parcouru et des altitudes: Cabanaconde-San Juan-Oasis-Cabanaconde.

EN ROUTE VERS LE LAC TITICACA
Le fameux Lac Titicaca qui nous faisait rire, enfants… Je dois vous avouer que pour moi, cet endroit était si lointain, presque «mythique», que je ne pensais jamais me trouver là un jour. De plus, l’endroit était totalement différent de ce que je m’imaginais. Ça ressemblait plus à un vaste océan bleuté qu’à un lac.

Ayant pris le tour classique, j’ai eu l’occasion de visiter les îles flottantes Uros, des îles fabriquées par le peuple Uros qui habite le Lac depuis des siècles. Ils les fabriquent grâce à des roseaux et des racines végétales qui flottent sur le lac. Ça prend environ 1 an à une famille pour construire une île. Il y a 68 îles, où l’on retrouve plusieurs familles, des écoles, des restaurants… C’est surréaliste! Le génie et l’originalité des êtres humains me surprendra toujours.

Après la visite des îles flottantes, je me suis fait conduire jusqu’à l’île Amantani, où j’allais passer la nuit dans une famille locale. Tous les touristes étaient jumelés à une famille d’habitants. Heureusement que mon copain et moi étions également jumelés à une touriste péruvienne qui a facilité le dialogue avec notre hôte. Je ne suis pas très calée en espagnol… De plus, les habitants de l’île parlaient quechua, leur langue ancestrale. Le soir venu, ils nous ont fait enfiler leurs habits traditionnels et nous ont emmené dans la salle commune du village pour danser. On avait l’air un peu idiots, mais bon!

Finalement, le lendemain, nous avons dit adieu à notre famille d’accueil et nous sommes allés nous promener sur l’île Taquile, avant d’aller dîner une bonne truite fraîchement pêchée sur une autre île un peu plus loin. Délicieux! Comme vous voyez, le paysage était majestueux. Les peuples des îles étaient aussi superbes à voir dans leurs vêtements traditionnels et colorés.

EN ROUTE VERS CUSCO
Après la visite du Lac, j’ai pris un bus touristique pour me rendre à la ville de Cusco, où mon voyage prendrait bientôt fin. La route vers cette ville était grandiose. Les paysages étaient spectaculaires, et les arrêts touristiques, assez instructifs. J’ai pu voir des constructions incas, comme le temple de Wiracocha, j’ai pu observer des lamas et des vigognes brouter au loin, et en général, j’ai vu les paysans vaquer à leurs occupations. On ne surnomme pas cette route «Ruta del sol» pour rien!

Le trajet qui durait 10h était ponctué d’arrêts dans des églises coloniales et des points de vue splendides. Sous un soleil radieux, que demander de mieux? J’étais aussi contente du fait que je n’avais pas encore été malade à cause de l’altitude. Le Lac Titicaca était le point le plus élevé de notre voyage, et malgré toute la difficulté que j’avais à respirer en montant deux marches d’escalier, je n’ai pas «souffert» du fameux mal des montagnes. Ceci dit, ne vous fiez pas au soleil pour juger de la température. Il faisait froid et les moments où je pouvais mettre un peu de peau à nu étaient rares! Je me suis même acheté des gants, et j’ai dormi avec 4 couches de vêtements sur le Lac. Plus bas, je suis en débardeur. Une seconde après je me remettais ma veste. Pure coquetterie!

Voilà pour ma deuxième semaine au Pérou! Bientôt, je vous mets au fait de ma troisième et dernière semaine à l’empire des Incas!
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