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J’espère que vous n’en avez pas marre de tous mes billets sur le Pérou. Si c’est le cas, c’est le dernier, promis! On change de disque après. Néanmoins, j’ai gardé quelques points du voyage pour la fin, histoire de vous parler plus en détails de certains aspects: les logements, la nourriture, la température, mes cheveux… Commençons par ce dernier point.
Comme j’expliquais dans ma vidéo de préparation, j’ai fait des mini-twists pour le voyage. Vraiment les meilleurs mini-twists que j’ai fait, pour la simple raison que je les ai faits sur cheveux étirés par un blow-out (brushing) fait en salon. Ils ont bien tenu la première semaine du voyage, et je les ai lavés une seule fois, après mon excursion dans le Canyon du Colca. 
Il ne faut pas oublier que je n’avais pas toujours accès à des douches, et lorsque c’était le cas, elles étaient la plupart du temps glacées. Je n’aurais pas pu me laver les cheveux seulement au retour, car j’avais fait trop d’activités salissantes: du sandboarding qui m’a laissé une tonne de sable dans les cheveux, et l’excursion de trois jours de grimpe sous un soleil de plomb. 
La casquette était un must, car même avec des cheveux épais, je sentais les rayons du soleil me chauffer le crâne. Évidemment après un shampoing rudimentaire, mes cheveux étaient beaucoup moins beaux mais présentables tout de même. 
J’ai fini par faire un twist-out à quelques jours de la fin du voyage, dans un moment creux, pour changer de look, et aussi pour m’éviter d’avoir à défaire mes cheveux au retour. L’an dernier, ça avait été l’horreur post mini-twist, mais cette année, tout a été comme sur des roulettes pour les défaire et récupérer.
Niveau look, il valait mieux compter sur le confort que sur la coquetterie. Ce qui m’a le plus surpris a été le froid. Étant habituée à la rudesse de l’hiver québécois, je me disais que l’hiver péruvien devait être de la petite bière. Que nenni! Bon, pas besoin d’avoir une parka, mais de bonnes épaisseurs, et même des gants et un bonnet sont parfois utiles à haute altitude. Au soleil, on peut avoir très chaud, mais à l’ombre, la veste est impérative. Et le soleil disparaît dès 17h, où la nuit commence à tomber. 
Du coup, dans la même journée je pouvais être en t-shirt, avoir un cardigan et un foulard et le soir rajouter un autre cardigan, mettre coupe-vent et gants de laine. Il y a une nuit où j’ai presque dormi avec mon manteau…
Ne vous méprenez pas sur la photo ou je suis dans une piscine. L’eau était gla-cée! J’y suis restée moins de 15 minutes, et seulement parce que c’était la seule possibilité de se «laver» en trois jours après 4 heures de marche… 
Ce qui nous amène à l’hébergement. J’en ai connu divers types: auberges de jeunesses un peu crades, logements rustiques déglingués, mais charmants, hôtels «chics» pour le coin. Sans trop m’étendre sur le sujet, je dirais que les endroits plus chers où j’ai résidé ne m’ont rien apporté de plus que les logements rudimentaires. En fait, j’ai beaucoup mieux dormi dans les chambres un peu crades! Sans doute parce qu’elles arrivaient à la fin de longues journées épuisantes où je ne demandais qu’à m’étendre en étoile sur une surface plane…

Quand je dis «chic», ce ne vous paraîtra probablement pas très spécial. La chambre la plus chère que j’ai payée était 90$/nuit (60 euros, celle de la photo ci-dessus), et gardez en tête que je partageais les coûts avec mon copain. À ce prix-là, nous avons eu droit à un buffet déjeuner, des couvertures chauffantes, un coffret de sûreté, un lit confortable, salle de bain privée et un beau décor. La moins chère coûtait 30$/nuit (22 euros) pour une chambre un peu douteuse sur un toit, déjeuner de pain, margarine et confiture, une douche minuscule, crasseuse, partagée avec tous les autres.
C’est sans compter les chambres qui étaient inclues dans le prix de nos excursions, chez l’habitant ou au fin fond du canyon par exemple. Dans ces chambres-là, il n’y avait ni électricité, ni table de chevet, ni salle de bain, rien, que du rustique. Les toilettes: dehors, à l’autre bout de la cour, sans lunettes et sans papier, sans chasse d’eau parfois, vas-y à 2h du mat avec ta lampe de poche. On a eue une cabane où les murs en bambou n’étaient pas très étanches et la nuit, dans les feuillages, on entendait Dieu sait quoi remuer…Une autre au toit de paille et de sacs de plastique et au plancher en galets ronds, avec une moitié de bougie pour tout éclairage. 
J’ai eu une agréable surprise avec une immense chambre pas chère construite dans un bâtiment colonial, avec toutes les nécessités…et un lit dur comme de la pierre. Bref, j’ai connu de tout (sauf le vrai luxe on s’entend, car il y avait des hôtels aux chambres extrêmement chères, pour environ 600-1500$ US la nuit).
Une des erreurs que nous avons faite a été de calculer le coût des chambres que nous avons réservé en dollars canadiens. Une chambre dans un hôtel basique hors saison au Canada coûte entre 80 et 120$ la nuit  (55-82 euros). Une chambre privée en auberge de jeunesse peut coûter jusqu’à 40-60$ (27-40 euros). Donc nous nous sommes basés sur ces tarifs pour faire notre budget. Nous aurions dû, au contraire, essayer de nous familiariser avec la monnaie péruvienne avant le départ et comprendre que 60$ canadiens valent 155 soles péruviens, ce qui est cher pour une chambre de base. 
Une jeune backpacker m’a dit avoir payé 30 soles péruviens pour une chambre privée avec eau chaude, ce qui équivaut à 11$ CAN (8 euros!). En général, nous avons payé un peu trop cher pour certaines chambres et certaines activités, surtout que la règle numéro un au Pérou est que tout ou presque se marchande! Par exemple, nous avons voulu faire un tour en bus, qui coûtait 45 soles par personnes (12 euros), mais en nous montrant tout à fait désintéressés, le prix est tombé à 20 soles par personne.  Au touriste d’être le plus rusé et de choisir avec soin!
Chez l’habitant
En fait, comme mon temps était limité (je devais retourner au travail dès le lundi suivant mon retour) et que c’était la haute saison, j’avais réservé beaucoup de choses à l’avance. Mais il vaut définitivement mieux acheter sur place pour économiser de l’argent, car non seulement ça coûte moins cher que sur Internet, on a plus de choix et on peut marchander. Bref, c’est une destination idéale pour les backpackers qui ont tout leur temps! Avec un budget de 2 500$, on peut avoir un séjour de plus d’un mois  tout à fait agréable. 

Et maintenant la nourriture! Parfois délicieuse, parfois basique…comme pour les hébergements, j’ai connu plusieurs types de gastronomie. Laissez moi vous dire que presque tous les jours, j’ai mangé des pommes de terre et du riz. Les patates, il y en a littéralement plus de 3000 sortes au Pérou, il y a même un Jour de la patate. Donc… Ça et du quinoa, j’ai mangé je ne sais combien de soupes au quinoa. Dans les régions plus pauvres et éloignées, j’avais des assiettes remplies à ras-bord de patates, de riz, de pâtes et d’un peu de viande. Dans les restaurants, j’ai pu varier un peu, heureusement, mais le riz et les patates étaient omniprésents!
J’ai pu goûter au fameux plat de cochon d’Inde, et je n’ai vraiment pas aimé. La viande du rongeur ne goûte pas grand chose et la peau goûte affreusement le foin. Peut-être qu’avec une autre recette j’aurais mieux aimé ce plat typique, mais bon…

 
J’ai aussi bu des tonnes de thé (anis, clous de girofle) et surtout du maté de coca, la fameuse plante qui donne de l’énergie, et aide avec le mal des montagnes. J’ai aussi découvert une autre plante délicieuse en maté, la muña. Malheureusement, interdiction d’en rapporter.
Parfois, il nous fallait improviser des repas plus… légers, non seulement pour économiser mais aussi parce que manger trois fois par jour au restaurant et de grosses portions, ça suffit! Il y a même eu un souper de pain sec et d’Inka Kola, pour vous dire… 
Empanadas, fruits, noix et eau
En règle générale, je me suis bien régalée de quelques spécialités locales. Et moi qui n’aime pas trop les fruits de mer, j’ai redemandé du ceviche ! Et de la truite fraîchement pêchée, c’est imbattable. 

Je me suis fait un ami qui voulait goûter, lui aussi, à ma spécialité: les chaussures de marche.

Je vous parlerais bien des animaux (des chats et des chiens partout!!, des lamas, alpagas, agneaux, oiseaux), de la flore, des habitants (très gentils, souriants, relax, des guides fabuleux), des anecdotes, mais je ne veux pas vous vendre toute la mèche quand même! Et puis ça commence à ressembler à un roman.
Je conclurai juste en disant que j’ai passé trois semaines intenses, fabuleuses et très formatrices. On dit bien que les voyages forment la jeunesse non? Et bien moi, je veux me former le plus longtemps possible! 
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à commenter et je ferai de mon mieux pour vous répondre!

Et vous, quel voyage vous a formé?

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