Le 27 juin 2015, Audrey Davis-Sivasothy, auteure des populaires livres sur les cheveux The Science of Black Hair (Les cheveux afro selon la science), The Science of Transitioning (La transition capillaire selon la science)  et Hair Care Rehab (Détox capillaire), sera à Montréal afin d’animer un atelier lors du Congrès des cheveux naturels Canada (NHCC), au Loft Hotel. Ses livres ont été de véritables phares dans l’océan d’information sur les cheveux naturels, faisant la lumière en établissant des faits scientifiques sur les cheveux. 

 
Audrey a accepté de répondre à mes questions afin de nous donner un avant-goût de sa conférence au Congrès des cheveux naturels Canada.

 

En bref, pouvez-vous nous dire ce dont vous allez parler au NHCC? 
Je vais lancer une discussion scientifique sur nos magnifiques cheveux. Nous parlerons tout particulièrement de la santé et de la croissance capillaires selon une perspective scientifique, en abordant la raison pour laquelle plusieurs d’entre nous ne voient pas d’amélioration dans la pousse de leurs cheveux même en y investissant beaucoup de temps, d’argent et d’efforts. Nous parlerons aussi de la préparation d’une routine capillaire, et je partagerai quelques astuces sur les techniques et les produits!

 
Pourquoi les Canadiennes et Montréalaises devraient venir vous voir? 
Bonne question! Mes ateliers « The Science of Black Hair » sortent du lot en raison de leur interactivité avec l’audience, et des démonstrations que je fais. C’est une chose de parler de cheveux, mais c’en est toute une autre de passer à la pratique! Je préconise la démonstration, pas seulement la théorie, et je crois que les Montréalaises vont adorer.


À votre avis, de quelle manière vos livres et publications scientifiques ont changé la donne dans les sites et communautés dédiés aux cheveux naturels? 
Encore une bonne question! En fait, le but que je poursuis avec mes livres est d’approfondir la discussion que nous avons déjà en ligne. Quand j’ai commencé à écrire The Science of Black Hair, il n’y avait pas grand livre sur le marché – et surtout pas d’écrits qui parlaient de nos cheveux de façon scientifique. Avant les blogs et les vidéos sur YouTube, les forums étaient LA source d’information sur les découvertes et conseils capillaires… avec également beaucoup de mauvaises informations. C’est là que j’ai débuté, et c’est pour cela que j’ai voulu créer une ressource appuyée par la recherche scientifique. Je crois que désormais, les discussions sur les cheveux sont mieux informées, et c’est une excellente chose.
Trouvez-vous que les femmes sont plus ou moins intéressées par des faits scientifiques quand il s’agit de parler de leurs cheveux? 
Par mes voyages et discussions, j’ai découvert que les femmes sont avides d’informations scientifiques. Mais elles veulent aussi que les choses leur soit expliquées d’une manière à les utiliser dans leur vie de tous les jours. Être submergée de faits et de statistiques n’est pas utile quand on veut seulement savoir quel après-shampoing utiliser. Alors il s’agit d’équilibrer la « science dure » avec l’expérience personnelle, en considérant le facteur humain.

 
Apprenez-vous toujours des choses sur vos propres cheveux? 
Absolument! Je suis toujours en train d’apprendre. C’est une des raisons pour lesquelles j’adore voyager et organiser des ateliers. La connaissance vient des deux côtés, et ça me permet de me tenir au courant des nouveautés (pour les produits, par exemple). Même si je me spécialise dans les cheveux aux textures bouclées, frisées, crépues, et que j’écris des livres à ce sujet, j’achète d’autres livres sur les soins de la peau et des cheveux, pour mon propre apprentissage. La plupart des auteurs sont des lecteurs voraces! Les choses sont en mouvement constant, et ce qu’on pouvait imaginer en 2006 a un tout autre sens en 2015. Quand on est enseignant, il ne faut jamais oublier d’être soi-même un élève et donc, je suis prête à apprendre avec vous, à Montréal!

 
Quel est le pire conseil que vous ayez entendu donner au sujet des cheveux naturels? 
J’ai entendu mon lot de conseils douteux, mais je dirais que faire sentir à quelqu’un que ses cheveux naturels ne sont pas assez bons est un mauvais conseil. Que ce soit une personne qui pousse une autre à se défriser pour « dompter » ses cheveux, ou que ce soit une naturelle qui dise à une autre qu’elle n’est pas vraiment naturelle parce qu’elle ne correspond pas à un critère X… tout cela est négatif. Ma devise est «Vivre et laisser vivre». Chaque parcours est unique et on ne devrait pas dicter à un autre ce qu’il doit faire.
Photo: Facebook

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à quelqu’un qui veut retourner au naturel? 
Allez-y! Mais faites-le selon vos propres principes et selon votre temps. Apprendre à travailler avec ses cheveux naturels prend du temps. Pour la plupart d’entre nous, l’apprentissage est une pente à gravir. Comme il nous a fallu du temps pour apprendre à gérer des cheveux défrisés, les cheveux naturels demandent du temps aussi.

 

Y a-t-il un mythe que vous voudriez détruire? 
Le mythe : les cheveux naturels ne poussent pas. C’est absolument faux. En fait, laisser pousser ses cheveux au naturel permet de réellement expérimenter leur potentiel. Il faut simplement apprendre comment faire en sorte que ça pousse. Celles qui assisteront à l’atelier seront aux premières loges pour comprendre les erreurs communes lorsqu’il s’agit de maximiser le potentiel de croissance des cheveux. Nous discuterons de la façon dont on peut changer cela pour le mieux!


 
Quelle est la pire erreur qu’on peut faire avec ses cheveux? 
Ne pas les hydrater proprement. Beaucoup de femmes utilisent tout simplement les mauvais produits pour hydrater leurs cheveux et cela mène à un problème: les cheveux ne retiennent pas l’hydratation. 


Suivez-vous vos propres conseils capillaires?
Bonne question! Je dois me féliciter, car je m’accommode facilement. La clé, c’est d’identifier quelques éléments auxquels on peut se consacrer et qu’on peut exécuter sans failles. Plus la routine est complexe, plus c’est difficile de s’y coller. Les routines simples peuvent être maintenues à vie – et c’est ce que j’ai avec ma routine personnelle. 

 


Question bonus: Quel est votre style capillaire préféré? 
Sans hésiter, mon style préféré c’est les « mini-twists ». Je les adore. Ils sont si faciles à maintenir! Je les aime car ils donnent une protection maximale tout en me permettant de porter mes cheveux en des styles bien différents. Et quand on les défait… on a une autre coiffure!
Photo: Facebook

À propos du Congrès des cheveux naturels Canada
Cet évènement, à l’échelle du Canada, invite toutes les personnes en transitions, les « naturalistas », les coiffures spécialisés en cheveux naturels, les experts en boucles, les distributeurs de produits et les propriétaires de salon à se livrer au plus grand congrès sur les cheveux naturels et bouclés au Canada.
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Lisez aussi l’entrevue avec Nerissa Irving, autre conférencière au NHCC. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

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